Esprit Leros
Leros est une île unique de la mer Égée. Elle est très riche. Pourtant, son tourisme reste très en retard.
Le bon vieux temps de l’hôpital psychiatrique
L’argent venait de l’ancien hôpital psychiatrique de Lepida. Cet hôpital a fonctionné pendant près de 40 ans.
Cet établissement était un vrai scandale en Grèce et en Europe. Il a versé de très gros salaires aux familles locales pendant des années. Pourtant, le travail y était rare.
Les habitants volaient même le matériel destiné aux malades. Certains touchent encore de très bonnes retraites de cet hôpital.
Tout cela a bloqué le développement de l’île. Les gens voulaient juste travailler à l’hôpital. D’autres ouvraient des commerces pour capter cet argent. Personne ne voulait faire d’agriculture ou de tourisme.
L’île comptait trop de voitures de sport. On a même coupé le célèbre platane pour faire de la place. Chaque famille avait trois ou quatre voitures. On ne pouvait plus les garer !
L’argent de l’hôpital a aidé l’île. Les ventes de terrains aux étrangers ont aussi apporté des revenus. Ainsi, Leros a évité la crise de 2014. Mais les touristes grecs d’avant ont moins aimé ce changement.
La chaîne ARTE a diffusé un reportage choc : « Leros, l’île des damnés ». Ce film a déclenché la fermeture de l’établissement.
Un ile particulière en Grèce
À Athènes, les gens connaissent Leros comme une île très étrange.
Esprit Leros
Voici quelques clés pour comprendre le véritable esprit leros :
- Depuis trois ans, Leros se vend aux Turcs. Des sociétés offshore achètent les terres. L’île attire aussi leurs touristes. Tout est fait pour leur vendre de l’alcool. Ce tourisme reste très simple. Ces visiteurs ignorent la culture, les musées ou les églises. Ils consomment juste sur quelques jours.
- Malgré cela, on ressent un fond de racisme. C’est le cas même pour les Français.
- L’ancien maire des années 2000 a été réélu en 2023. Il aime bâtir et chercher des aides de l’Europe. Les débats au conseil municipal sont souvent de simples disputes. Personne ne parle du vrai avenir de l’île.
- Ne cherchez pas un bon service chez les avocats, ingénieurs ou comptables. Leurs prix sont très élevés. Pourtant, leur niveau reste souvent bas. Ils évitent les explications claires pour garder le contrôle.
- Tout le monde surveille tout le monde. Les ragots sont partout. C’est presque la seule activité ici. En dehors des fêtes de l’église, la vie sociale n’existe pas.
- Les tavernes se disent « gourmets » pour gonfler les prix. Elles imitent les plats français ou italiens. C’est souvent une mauvaise copie, mais ils en sont fiers. Trouver de la vraie cuisine grecque devient difficile.
- Quelques habitants ont tenté de vivre en Europe. Sauf de rares exceptions, ils sont rentrés après six mois.
- Les Grecs aiment voyager pour bien manger. Mais un touriste occidental paie cher son voyage. La nourriture ne suffit pas à le faire venir. Pourtant, la pub de Leros en ligne montre seulement des assiettes.
- Le monde bouge autour de l’île. Pourtant, les habitants ignorent tout de l’extérieur. Ils manquent de curiosité pour dépasser les frontières grecques. Seules les théories du complot traversent les pays sans limites.
L’argent à Leros , encore et toujours
- L’argent est la seule obsession des habitants. Ils agissent comme de vrais piranhas.
- N’attendez aucune aide gratuite sur l’île. Seul votre argent les intéresse.
- Ne vous faites pas avoir par les petits cadeaux de bienvenue. Les figues ou l’eau gratuite cachent toujours un coût futur. De toute façon, les fruits pourrissent souvent sur les arbres.
- Ici, on ne juge pas la beauté ou la morale. On veut juste savoir le prix des choses. On vous posera la question directement, sans gêne.
La construction à Leros
- L’État grec protège ses propres artisans. Votre électricien doit avoir un diplôme grec. Il installera des fils locaux et demandera du liquide. C’est pareil pour les ordonnances médicales. Pourtant, le pays manque de 85 000 serveurs en 2026.
- Les techniques de construction ont vingt ans de retard. Pourtant, les locaux pensent être les meilleurs.
Petites anecdotes locales
- Pour le béton sismique, un maçon local utilise de mauvaises barres de fer. Il cache des barres trop fines dans le béton. Seul le bout visible a la bonne taille ! Pourtant, il vous facture le prix fort recommandé par l’ingénieur civil.
Et vous ?
- Vous resterez toujours un étranger ici. Vos dépenses et vos investissements ne changeront pas votre statut.
- La solidarité n’existe pas pour les étrangers. L’île est très religieuse, mais personne ne vous aidera en cas de coup dur.
- Si on vous dit AVRIO ou NA TA POUME, c’est un refus poli. Débrouillez-vous seul !
Je suis venu ici pour la première fois en 1973. C’était la fin de la dictature militaire.
J’ai vu l’île changer au fil des ans. J’ai connu la fermeture de l’hôpital et la crise de 2014.
Aujourd’hui, l’île ne progresse plus. Elle utilise de petites aides pour boucher les trous ou faire des travaux.
Pourtant, les habitants manquent encore d’humilité. C’est tout l’esprit leros.






